L'Auberge du Lac
Featured
Nature & plein air

Lac de Brienz : 14 km d’eau turquoise entre bateau, villages et cascades

Par Camille Leroy / 4 September 2026
Nature & plein air
Lac de Brienz : 14 km d’eau turquoise entre bateau, villages et cascades

04 Sep 2026

Découvrir
L’essentiel

Le Brienzersee s’étire sur 14 km de long pour 2,8 km de large, à 564 m d’altitude, avec 260 m au point le plus profond : une cuvette glaciaire aux rives raides, pas un lac de plaine. Son turquoise vient des sédiments fins apportés par l’Aar et la Lütschine, qui diffusent la lumière. Bateau, train à crémaillère et sentiers de rive se combinent facilement, avec les chutes de Giessbach comme point d’orgue.

Dans l’Oberland bernois, à l’est d’Interlaken, le lac de Brienz attire d’abord par sa couleur. Un turquoise franc, parfois presque laiteux, posé entre des pentes abruptes, des villages de chalets, dans l’esprit des lacs de montagne français et des embarcadères tranquilles. On l’approche facilement, puis on découvre qu’il se prête à plusieurs façons de voyager : en bateau, en train, à pied ou sur l’eau, le temps d’une sortie vers les cascades et les alpages voisins.

Le lac de Brienz en quelques repères

Le lac de Brienz, ou Brienzersee en allemand, se trouve dans le canton de Berne, en Suisse. Il s’étire entre Brienz, à l’est, et Bönigen, près d’Interlaken, à l’ouest. Son altitude de 564 m lui donne un visage de lac alpin accessible, sans longue montée pour l’atteindre.

Panorama du lac de Brienz aux eaux turquoise entre montagnes et villages suisses
Panorama du lac de Brienz aux eaux turquoise entre montagnes et villages suisses

Ses dimensions expliquent aussi son allure. Il mesure environ 14 km de long pour 2,8 km de large, avec une superficie de 29,8 km2. Sa profondeur maximale atteint 260 m et sa profondeur moyenne 173 m. Ce n’est donc pas un lac peu profond, mais une cuvette glaciaire marquée, à parcourir en randonnée de montagne depuis les hauteurs, aux rives parfois très raides. Son bassin est alimenté notamment par l’Aar et la Lütschine, ce qui compte pour comprendre sa couleur et ses variations.

Repère Donnée utile
Localisation Canton de Berne, Oberland bernois
Villes repères Brienz, Bönigen, Interlaken
Altitude 564 m
Longueur 14 km
Largeur 2,8 km
Superficie 29,8 km2
Profondeur maximale 260 m
Profondeur moyenne 173 m
Alimentation Aar et Lütschine notamment

Pourquoi l’eau du lac de Brienz est si turquoise

La couleur du lac n’a rien d’un effet artificiel. Elle vient des sédiments glaciaires transportés par les affluents, en particulier depuis les vallées alpines. Ces fines particules restent en suspension dans l’eau et diffusent la lumière. Selon la météo, la saison et la quantité de matières arrivant dans le lac, le turquoise peut tirer vers le vert pâle, le bleu laiteux ou l’émeraude.

Croisière sur le lac de Brienz avec bateau et embarcadère au bord des montagnes
Croisière sur le lac de Brienz avec bateau et embarcadère au bord des montagnes

La teinte est souvent la plus belle quand le ciel est lumineux sans être dur. Après la pluie, les torrents chargent davantage l’eau, et le lac paraît plus dense. Par temps calme, la surface se lisse. On lit alors mieux la profondeur et les berges qui plongent vite. C’est aussi ce contraste entre eau froide, relief serré et lumière changeante qui rend le lieu si photogénique.

Derrière cette couleur, il y a une mécanique simple : un bassin versant, des alluvions, une eau alimentée par les hauteurs et une turbidité qui varie selon les apports. Le lac garde aussi un niveau régulé par des écluses. Pour le visiteur, cela a une conséquence très concrète : mieux vaut prévoir plusieurs moments de photo dans la journée. Le matin, midi et fin d’après-midi ne donnent jamais exactement la même eau.

Que faire sur et autour du lac

Prendre le bateau pour lire le lac

La croisière reste l’une des façons les plus simples de comprendre le lac. Depuis l’eau, les montagnes paraissent plus proches, les villages plus compacts, et les cascades se repèrent mieux. C’est aussi un bon choix si vous dormez à Interlaken ou à Brienz et que vous voulez limiter la voiture. Le bateau donne du rythme à la visite et évite de tout concentrer sur un seul point de vue.

Les chutes de Giessbach près du lac de Brienz dans un décor alpin
Les chutes de Giessbach près du lac de Brienz dans un décor alpin

Une première traversée suffit souvent pour saisir l’échelle du lieu. On descend à un embarcadère, on marche un peu, puis on reprend plus tard. Par temps clair, gardez une veste légère, même en été. Le vent sur le lac peut surprendre, surtout quand le soleil chauffe déjà les rives.

Pagayer, se baigner, marcher

Le kayak et le stand-up paddle permettent d’approcher les rives autrement. Le décor est superbe, mais l’eau reste fraîche et profonde. Il faut donc rester prudent, surtout loin des zones aménagées. Pour la baignade, mieux vaut choisir les accès indiqués localement et ne pas sous-estimer la température du lac.

Côté terre, les sentiers autour du lac offrent des vues nettes sans exiger une longue randonnée. On peut très bien composer une journée simple : train ou bateau à l’aller, portion à pied, retour par un autre moyen. C’est l’un des atouts du lac de Brienz, il se prête bien aux itinéraires mixtes.

Les villages et haltes qui donnent du relief à la visite

Brienz, bois sculpté et départs vers la montagne

Brienz est le village le plus évident pour poser ses affaires quelques heures. On y retrouve des chalets, une promenade au bord de l’eau et une tradition de sculpture sur bois très visible. Le matin, l’ambiance est calme. Elle s’anime au passage des bateaux et des visiteurs venus vers le Rothorn de Brienz ou les excursions alentour. C’est une halte simple, lisible, agréable.

Iseltwald, Ringgenberg et Oberried

Iseltwald plaît pour son image de village posé sur l’eau, avec ses maisons serrées et ses vues très nettes sur le lac. Ringgenberg, plus proche d’Interlaken, joue le rôle de porte d’entrée côté ouest. Oberried reste plus discret. On y vient quand on cherche une rive moins spectaculaire au premier regard, mais très agréable pour ralentir et regarder le lac sans se presser.

Giessbach, Ballenberg et Axalp

Les chutes de Giessbach font partie des grands classiques autour du lac. L’eau descend en paliers dans la forêt, près du Grand Hotel Giessbach, avec une atmosphère un peu hors du temps. Plus à l’écart, Ballenberg permet de découvrir l’habitat rural suisse en plein air. Axalp, au-dessus de Brienz, ouvre vers un décor plus montagnard, utile si vous voulez quitter le bord du lac et prendre de la hauteur.

Préparer sa visite sans se compliquer la route

Le lac est facile d’accès depuis Interlaken, qui sert de base très pratique dans la région. Le train longe une partie du lac, la voiture donne plus de souplesse, et le bateau ajoute une vraie dimension au trajet. Si vous venez pour une journée, choisissez un axe clair : croisière et village, randonnée courte et retour en train, ou excursion vers Giessbach. Cette simplicité fait gagner du temps et évite de courir d’un point à l’autre.

Pour une première visite, partez d’Interlaken ou de Brienz et prévoyez au moins une traversée en bateau. Pour les photos, visez le matin ou la fin d’après-midi, quand la lumière est plus douce. Pour les familles, combinez promenade au bord de l’eau, bateau et halte dans un village plutôt qu’une longue marche. Pour les randonneurs, gardez toujours une option retour en train ou en bateau, surtout si la météo change vite.

Le lac se visite toute l’année, mais l’expérience varie beaucoup. Le printemps met en valeur les eaux chargées par la fonte et les cascades. L’été apporte les activités nautiques et les terrasses. L’automne donne des couleurs chaudes sur les pentes boisées. En hiver, l’ambiance devient plus silencieuse, avec un contraste fort entre l’eau froide, les villages et les sommets enneigés.

Si vous hésitez entre plusieurs lacs suisses, le lac de Brienz vaut surtout pour son duo très net : couleur turquoise et relief serré. Le lac de Thoune, tout proche, paraît souvent plus ouvert et plus urbain par endroits. Ici, l’eau se glisse dans un couloir de montagnes. La visite reste simple à organiser, mais elle laisse une impression durable, même sur une demi-journée.

Camille Leroy
Camille Leroy Rédactrice voyage France • 8 ans d'expérience

Passionnée de voyages et d'art de vivre à la française, je partage les plus belles escapades, adresses et bons plans pour découvrir les pépites de France.

En savoir plus →
Scroll to Top