La forêt de Fontainebleau offre plus de 1 500 km de routes et de chemins à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Paris, et une bonne partie se rejoint en train. Le choix du circuit se fait moins sur la distance que sur le terrain : dix kilomètres de chemin forestier et dix kilomètres de chaos rocheux n’ont rien à voir. Voici de quoi choisir sa boucle, estimer son temps de marche et éviter les deux ou trois pièges qui gâchent une première sortie.
Ce que la forêt a de singulier sous la chaussure
Le massif repose sur une épaisse couche de sable blanc, déposé par la mer il y a une trentaine de millions d’années. Là où ce sable s’est cimenté en surface, il a formé le grès. L’érosion a ensuite découpé ce grès en longues dalles plates, les platières, et en amas de blocs sur les pentes, les chaos.
Pour le marcheur, cela donne trois sols très différents. Le chemin forestier est souple et rapide. Le sentier sableux freine chaque pas, comme une plage. Le chaos oblige à poser les mains, à enjamber, à descendre entre deux blocs.
C’est ce relief en miniature qui fait la réputation du lieu. Les points culminants dépassent à peine 140 mètres, et pourtant certaines boucles cumulent plus de dénivelé qu’une sortie de moyenne montagne, par petites montées de vingt ou trente mètres enchaînées sans répit.
Les grimpeurs l’ont compris avant tout le monde. On appelle « bleausards » les habitués de « Bleau », ce surnom que les grimpeurs donnent au massif, et une randonnée bleausarde désigne volontiers une boucle qui passe par les blocs plutôt que par les allées.
Le paysage change toutes les dix minutes : futaies de hêtres et de chênes, pins sylvestres sur le sable, landes à callune sur les platières, mares perchées sur le grès. La partie la plus sauvage se trouve dans les réserves biologiques, comme la Tillaie ou le Gros Fouteau, où le bois mort reste au sol et où les arbres vieillissent sans coupe.
Si vous débutez, visez d’abord un tracé de 7 à 10 km sur sol mixte. Les repères de notre méthode pour une randonnée débutant (distance, dénivelé, volume du sac) s’appliquent ici presque tels quels.
Quel circuit choisir selon son niveau ?
Le tableau réunit neuf boucles classiques, de la promenade plate à la sortie sportive. La colonne « km-effort » additionne la distance et le dénivelé positif divisé par cent : c’est l’équivalent en terrain plat, un repère utile pour comparer des circuits qui ne se ressemblent pas.
| Circuit | Départ | Distance | Dénivelé cumulé | Km-effort | Durée estimée | Niveau |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Berges de la Seine | Gare de Bois-le-Roi | 11 km | 50 m | 11,5 | 2 h 30 | Facile |
| Rocher Canon | Nord du massif | 7 km | 150 m | 8,5 | 2 h 20 | Facile à moyen |
| Mont Ussy et ses belvédères | Gare de Fontainebleau-Avon | 9 km | 180 m | 10,8 | 3 h | Facile à moyen |
| Gorges de Franchard | Ermitage de Franchard | 8 km | 200 m | 10 | 3 h | Moyen |
| Gorges d’Apremont | Barbizon | 9 km | 200 m | 11 | 3 h | Moyen |
| Larchant et Dame Jouanne | Larchant | 9 km | 200 m | 11 | 3 h | Moyen |
| Long Rocher et Mare aux Fées | Bourron-Marlotte | 11 km | 250 m | 13,5 | 3 h 30 | Moyen |
| Traversée Bois-le-Roi, Fontainebleau | Gare de Bois-le-Roi | 14 km | 250 m | 16,5 | 4 h | Soutenu |
| Circuit des 25 bosses | Trois Pignons, Noisy-sur-École | 15,5 km | 800 m | 23,5 | 6 h 30 | Difficile |
Deux lectures s’imposent. D’abord, les boucles « moyennes » de 8 ou 9 km demandent autant de temps qu’une sortie de 12 km en plaine, parce que le terrain ralentit. Ensuite, le circuit des 25 bosses ne se compare à rien d’autre sur le massif : ses 23,5 km-effort en font une vraie journée de montagne, à réserver aux marcheurs qui enchaînent déjà 20 km sans peine.
Pour une famille avec de jeunes enfants, les berges de la Seine et le Rocher Canon sont les plus sûrs. Les enfants de 8 à 12 ans adorent en revanche Franchard et Apremont, où chaque bloc devient un terrain de jeu, à condition de rester sur les dalles basses.

Venir de Paris sans voiture
Les parkings des sites connus saturent dès 10 heures les dimanches de printemps. Le train règle le problème, et il permet surtout ce que la voiture interdit : partir d’une gare et arriver à une autre. La ligne R du Transilien part de Paris-Gare de Lyon et dessert le massif par le nord, l’est et le sud.
| Gare | Trajet depuis Paris-Gare de Lyon | Ce qu’on rejoint à pied | Boucle type |
|---|---|---|---|
| Bois-le-Roi | 30 à 35 min | Berges de la Seine, nord du massif, Rocher Canon | 10 à 14 km |
| Fontainebleau-Avon | 35 à 40 min | Mont Ussy, parc du château, centre-ville | 8 à 12 km |
| Thomery | environ 45 min | Murs à chasselas, bords de Seine, est de la forêt | 8 à 10 km |
| Moret-Veneux-les-Sablons | 45 à 50 min | Moret-sur-Loing, vallée du Loing | 8 à 12 km |
| Bourron-Marlotte-Grez | 50 à 60 min | Long Rocher, Mare aux Fées, Grez-sur-Loing | 10 à 12 km |
| Montigny-sur-Loing | environ 1 h | Sud du massif, rives du Loing | 8 à 12 km |
La formule la plus agréable est la traversée gare à gare. De Bois-le-Roi à Fontainebleau-Avon, on descend la forêt du nord vers le sud sur 13 à 15 km selon les détours, et le train du retour attend à l’arrivée. Même principe entre Fontainebleau-Avon et Bourron-Marlotte-Grez, par le Long Rocher.
Trois sites restent difficiles sans voiture : les gorges d’Apremont côté Barbizon, les Trois Pignons et Larchant. Le vélo depuis la gare fonctionne bien pour Franchard, à 6 km environ du centre de Fontainebleau par les routes forestières.
En voiture, visez les parkings aménagés à l’entrée des sites avant 9 h 30 le week-end, et ne laissez rien de visible dans l’habitacle : les vols à la roulotte sont un classique des parkings forestiers d’Île-de-France. Un parking plein n’autorise pas à se garer sur le bas-côté d’une route forestière, souvent fermée à la circulation ou réservée aux secours.
Le passe Navigo couvre le trajet, quelle que soit la zone. Un détail compte au retour : les derniers trains du dimanche soir sont bondés à partir de 17 heures, surtout à Fontainebleau-Avon. Partir un peu plus tôt, ou dîner sur place, évite la station debout jusqu’à Paris. Ce principe du départ en train et de la nuit sur place est d’ailleurs le cœur de toute micro-aventure près de chez soi.
Lire le balisage sans se tromper de couleur
La forêt de Fontainebleau est l’une des plus balisées de France, et c’est justement ce qui perd les nouveaux venus. Plusieurs systèmes se superposent sur les mêmes rochers.
- Blanc et rouge : les sentiers de grande randonnée. Le GR 1, le GR 2 et le GR 13 traversent le massif.
- Jaune et rouge : les GR de pays, pensés pour une itinérance sur plusieurs jours.
- Jaune : les petites randonnées, boucles locales à la journée.
- Bleu : les sentiers Denecourt-Colinet, les fameux « sentiers bleus ».
- Flèches et numéros de couleur sur les blocs : des circuits d’escalade, pas des sentiers.
Les sentiers bleus ont une histoire à part. Claude-François Denecourt, ancien soldat surnommé « le Sylvain », les a tracés à partir des années 1840 pour faire découvrir les curiosités du massif aux promeneurs parisiens. Charles Colinet les a prolongés après lui. Ils serpentent volontairement entre les rochers, montent sur les points de vue, passent sous les surplombs. L’Association des Amis de la forêt de Fontainebleau en entretient aujourd’hui environ 150 km.
Le piège classique tient aux circuits de blocs. Les grimpeurs balisent leurs parcours par couleur de difficulté (blanc pour les enfants, puis jaune, orange, bleu, rouge et noir), avec une flèche et un numéro peints sur chaque bloc. Un circuit bleu d’escalade n’a rien à voir avec un sentier bleu Denecourt. Le suivre à pied mène de bloc en bloc, en tournant en rond sur quelques centaines de mètres.
La règle pratique : un sentier de randonnée se signale par un trait ou un rectangle, jamais par un numéro sur une paroi. Aux carrefours, les poteaux indiquent le nom du lieu, qu’on retrouve sur la carte IGN au 1:25 000 de la forêt, la référence 2417OT.

Combien de temps prévoir sur le sable ?
La règle habituelle de 4 km/h ne tient pas ici. Sur un sentier sableux, chaque appui glisse un peu vers l’arrière, et le pas raccourcit. Dans un chaos, on s’arrête toutes les trente secondes pour choisir où poser le pied.
À partir des temps de parcours annoncés par les topos et des retours de marcheurs réguliers, la rédaction retient quatre allures moyennes, pauses non comprises.
- Route forestière ou chemin de halage : 4,5 km/h, soit 10 km en 2 h 15.
- Sentier sableux en sous-bois ou sur la lande : 3,5 km/h, soit 10 km en 2 h 50.
- Sentier bleu dans les gorges et les chaos : 2,5 km/h, soit 10 km en 4 heures.
- Circuit à bosses enchaînées : environ 2 km/h, soit 10 km en 5 heures.
Ajoutez dix minutes par heure pour les pauses, la photo et le casse-croûte. Une boucle de 9 km à Apremont, moitié sable et moitié chaos, prend donc un peu plus de 3 heures de marche, et 3 h 30 sur place. C’est l’erreur la plus fréquente : partir à 15 heures en novembre sur une boucle « courte » et finir à la frontale.
Ces allures valent pour un adulte en forme moyenne. Avec des enfants ou un sac lourd, retirez 20 à 30 % dans les chaos, beaucoup moins sur les allées. Et si vous visez une journée sous les 6 heures sur le circuit des 25 bosses, faites d’abord Franchard ou Apremont pour mesurer votre propre rythme sur le grès.

Les grands classiques, gorge par gorge
Les gorges de Franchard
Le départ se fait de l’Ermitage de Franchard, où subsistent les restes d’un ancien prieuré. La boucle longe le rebord des gorges par le Grand Point de vue, puis descend dans les blocs avant de remonter sur la platière. On passe près de la Roche qui pleure, un rocher d’où suinte une eau autrefois réputée soigner les yeux.
C’est la sortie la plus équilibrée du massif : assez de rocher pour s’amuser, assez de replats pour souffler, et des vues dégagées sur la mer de pins. Comptez 8 km et 3 heures.
Les gorges d’Apremont
Au départ de Barbizon, le village des peintres, la boucle traverse d’abord la futaie du Bas-Bréau, ses vieux chênes et ses hêtres. Elle rejoint ensuite le désert d’Apremont, une étendue de sable blanc et de callune, puis la caverne des Brigands, un abri sous roche lié à une vieille légende de bandits.
Le paysage est le plus ouvert de la forêt. En plein été, c’est aussi le plus chaud : le sable réverbère, et l’ombre manque sur les platières. Partez tôt.
Le Rocher Canon
Plus court et plus boisé, le Rocher Canon aligne des blocs arrondis sous les hêtres, avec des passages faciles pour les enfants. C’est la bonne boucle d’une après-midi ou d’un premier contact avec le grès, et le point d’appui naturel d’une traversée depuis Bois-le-Roi.
Le circuit des 25 bosses
Dans le massif des Trois Pignons, au sud-ouest, ce circuit enchaîne vingt-cinq montées et descentes courtes et raides, sur une quinzaine de kilomètres et 700 à 900 m de dénivelé cumulé selon les relevés. Aucune n’est longue. C’est leur répétition qui use, sur un sable qui fuit sous la semelle.
Trois précautions : partir avant 9 heures, emporter 2 litres d’eau par personne, et noter les échappatoires sur la carte. À mi-parcours, plusieurs chemins permettent de couper vers le parking si les jambes ne suivent plus.
Le Long Rocher et la Mare aux Fées
Au sud, entre Bourron-Marlotte et Montigny-sur-Loing, le Long Rocher forme une longue arête de grès couverte de pins et de callune. La balade rejoint ensuite la Mare aux Fées, une mare perchée sur la platière que les peintres installés à Marlotte ont souvent représentée. Le secteur est bien moins fréquenté que Franchard ou Apremont, et la boucle se combine avec le train par la gare de Bourron-Marlotte-Grez. Comptez 11 km et 3 h 30.
Le Mont Ussy, au départ de la gare
C’est la boucle des gens pressés, rejoignable à pied depuis la gare de Fontainebleau-Avon. Les sentiers bleus y montent sur de petits belvédères de grès au-dessus de la ville, avec quelques passages entre les blocs qui donnent un avant-goût des gorges. Comptez 9 km et 3 heures, retour au train compris.
Autour du massif : Seine, Loing et Larchant
Les plus belles randonnées autour de Fontainebleau sortent parfois de la forêt domaniale. Côté nord et est, la Seine offre des chemins plats et ombragés entre Bois-le-Roi, Samois-sur-Seine et Thomery, où l’on longe les anciens murs à chasselas, ces treilles adossées à des murs de pierre qui faisaient mûrir le raisin de table.
Au sud-est, Moret-sur-Loing et Grez-sur-Loing ont attiré des générations de peintres. Le Loing y coule entre les saules, les moulins et les ponts de pierre, et les chemins de berge se combinent facilement avec un retour en train.
Au sud, Larchant réserve une surprise : le rocher de la Dame Jouanne, l’un des plus hauts blocs du secteur, et l’église Saint-Mathurin, en partie en ruine, qui domine le village. La boucle traverse des platières et un marais, avec un sable encore plus blanc qu’à Apremont.
Pour l’itinérance, le GR 2 suit la vallée de la Seine vers le nord-ouest, et le GR 13 part de Fontainebleau vers la Bourgogne. On peut donc enchaîner plusieurs jours en sortant peu à peu du massif, à condition de dormir en hôtel, en chambre d’hôtes ou en camping, jamais en forêt.
Quelle saison pour quelle sortie ?
Chaque saison a sa boucle, et quelques règles changent selon le mois.
L’automne est la plus belle période. Les hêtres virent au cuivre fin octobre, les champignons sortent après les premières pluies, et les cerfs brament dans les parties calmes du massif, de la mi-septembre à la mi-octobre. Pour les écouter sans déranger, notre dossier sur les règles pour écouter le brame du cerf donne les horaires et la distance à respecter.
L’hiver vide la forêt. Le sol devient dur, les vues s’ouvrent à travers les branches nues. Reste la chasse : de l’automne à la fin de l’hiver, l’Office national des forêts publie un calendrier des battues, et les secteurs concernés sont signalés par des panneaux à l’entrée des routes forestières. En novembre, levez aussi la tête : les vols de grues cendrées passent au-dessus de l’Île-de-France vers le sud, avant de se poser sur des sites comme le lac du Der, dont notre guide pour observer les grues cendrées détaille le calendrier.
Le printemps apporte la floraison des landes et des merisiers, mais aussi la foule. Mai et juin sont les mois les plus fréquentés, surtout le dimanche.
L’été demande une discipline. Le sable monte vite en température, les platières n’ont pas d’ombre, et le risque d’incendie devient réel. Marchez avant 11 heures, choisissez les sous-bois et les bords de rivière, et consultez chaque jour la Météo des forêts avant de partir.

Les règles de la forêt domaniale
La forêt est classée forêt de protection depuis 2002. Ce statut, le plus fort du code forestier, n’interdit pas la promenade mais encadre ce qui l’entoure. Cinq règles concernent directement le randonneur.
- Le feu : l’article L131-1 du code forestier interdit à toute personne autre que le propriétaire d’allumer ou de porter du feu dans les bois et jusqu’à 200 mètres de leur lisière. Réchaud, barbecue et cigarette compris.
- Les chiens : un arrêté du 16 mars 1955 impose la laisse en dehors des allées forestières du 15 avril au 30 juin, pendant la période des naissances. Le reste de l’année, le chien doit rester sous contrôle à portée de voix.
- Le bivouac et le camping : interdits en forêt domaniale de Fontainebleau. Notre point sur les règles du bivouac en France explique où une nuit dehors reste possible.
- La cueillette : champignons et fruits sont tolérés en petite quantité pour la consommation familiale, sauf arrêté contraire. Les bonnes pratiques sont réunies dans notre guide de la cueillette des champignons.
- Les réserves biologiques : on y reste sur les chemins, et on ne ramasse rien, pas même le bois mort.
Le vélo n’est autorisé que sur les routes et chemins ouverts à la circulation cycliste, jamais sur les sentiers bleus. Le jour d’une battue, on respecte les panneaux et on renonce au secteur : aucun itinéraire ne vaut ce risque.
Préparer son sac et sa sécurité
La forêt ne compte aucun point d’eau potable fiable sur les circuits. Emportez 1,5 litre par personne pour une demi-journée, 2 litres l’été ou sur les 25 bosses. Les semelles doivent accrocher sur le grès : une chaussure de trail ou de randonnée basse suffit, les tennis lisses glissent sur les dalles poncées par des millions de passages.
Le sable s’infiltre partout. Des guêtres courtes ou des chaussettes montantes évitent de vider ses chaussures tous les deux kilomètres.
Les tiques sont nombreuses d’avril à octobre, dans les fougères et les herbes hautes. Pantalon long, inspection complète le soir, tire-tique dans la trousse : trois réflexes qui suffisent. Consultez un médecin si une plaque rouge s’étend autour d’une piqûre dans les semaines qui suivent.
Pour l’orientation, le réseau téléphonique passe mal dans certaines gorges. Téléchargez la carte hors connexion avant de partir et gardez la carte papier. En cas d’accident, le 112 fonctionne même sans réseau de votre opérateur ; donnez le nom du dernier carrefour croisé, inscrit sur son poteau.
Beaucoup de marcheurs viennent seuls, et la forêt s’y prête bien. Si c’est votre cas, laissez votre itinéraire et votre heure de retour à un proche, comme on le recommande pour tout séjour de ressourcement en solo.
Organiser un week-end de deux jours
Un week-end sans voiture tient en deux gares et deux boucles. Le samedi, un train de 9 heures dépose à Bois-le-Roi en 35 minutes. On traverse la forêt vers le sud par le Rocher Canon et le Mont Ussy, et l’on arrive à Fontainebleau en milieu d’après-midi, après 13 à 15 km. Le parc du château est ouvert gratuitement en journée : de quoi finir la marche au bord du Grand Canal.
Le dimanche, un train court vers Bourron-Marlotte-Grez ouvre le sud du massif. Boucle du Long Rocher et de la Mare aux Fées, 10 à 12 km, puis retour direct vers Paris depuis la même gare.
Pour la nuit, Fontainebleau, Avon et Barbizon concentrent l’offre, mais les week-ends de mai, juin et octobre se réservent un mois à l’avance. Ceux qui cherchent une toile de tente ou une cabane trouveront des pistes dans notre sélection de glamping en France, en vérifiant la distance jusqu’à une gare.
La forêt reste proche de l’agglomération parisienne, et son ciel nocturne en porte la marque. Pour une vraie nuit étoilée, il faut s’éloigner davantage, vers les sites que recense notre carte des meilleurs lieux pour observer les étoiles.

Quelle est la plus belle randonnée de la forêt de Fontainebleau ?
Les gorges de Franchard et les gorges d’Apremont reviennent le plus souvent. Franchard offre le meilleur équilibre entre rochers, points de vue et replats. Apremont a le paysage le plus ouvert, avec son désert de sable et ses platières. Les deux boucles font 8 à 9 km et demandent environ 3 heures.
Comment aller en forêt de Fontainebleau sans voiture ?
Par la ligne R du Transilien, depuis Paris-Gare de Lyon. Bois-le-Roi et Fontainebleau-Avon sont à 30 à 40 minutes, Bourron-Marlotte-Grez et Montigny-sur-Loing à environ une heure. Plusieurs boucles partent directement des gares, et une traversée d’une gare à l’autre évite de revenir sur ses pas.
Quel est le circuit le plus difficile ?
Le circuit des 25 bosses, dans les Trois Pignons. Une quinzaine de kilomètres, 700 à 900 m de dénivelé cumulé en montées courtes et raides, sur un sable qui fatigue. Comptez 5 à 7 heures et au moins 2 litres d’eau. Il vaut mieux avoir testé son rythme sur une boucle moyenne avant.
Peut-on bivouaquer en forêt de Fontainebleau ?
Non. Le camping et le bivouac sont interdits en forêt domaniale, classée forêt de protection. Le feu est également proscrit dans les bois et jusqu’à 200 m de leur lisière. Pour dormir près des sentiers, il faut se tourner vers les hébergements et les campings des communes voisines.
Les chiens sont-ils autorisés sur les sentiers ?
Oui, mais tenus en laisse en dehors des allées forestières du 15 avril au 30 juin, pendant la période de reproduction de la faune. Le reste de l’année, le chien doit rester sous contrôle. Les chaos rocheux posent aussi problème aux petits chiens, qui ne franchissent pas toujours les blocs.
Que signifient les marques bleues sur les rochers ?
Les traits bleus signalent les sentiers Denecourt-Colinet, des sentiers de randonnée tracés au XIXe siècle. Les flèches bleues accompagnées d’un numéro, en revanche, appartiennent à un circuit d’escalade de difficulté moyenne. Ces dernières ne se suivent pas à pied. En cas de doute, cherchez le poteau du carrefour suivant et situez-vous sur la carte.
Pour votre première sortie, prenez le train de Bois-le-Roi ou de Fontainebleau-Avon, choisissez une boucle de moins de 11 km-effort et calez votre retour sur une allure de 3 km/h. Au retour, notez votre temps réel : il vous dira si le Rocher Canon suffisait ou si vous êtes prêt pour les 25 bosses.
Office national des forêts, forêt domaniale de Fontainebleau : statut de forêt de protection, réserves biologiques, calendrier des chasses et règles d’accueil du public, consulté le 27 septembre 2026.


